La pop star américaine s’est fait bannir d’un festival de Rio Janeiro pour avoir prétendument fait pleurer la belle-fille de l’international italien d’origine brésilienne, actuellement joueur de Flamengo. Une affaire symptomatique des influences entre célébrités.
« Tant que je serai à la tête de notre ville, cette jeune dame ne se produira jamais à Todo Mundo no Rio ! ». Le dimanche 22 mars, le maire de Rio de Janeiro, Eduardo Cavaliere, annonçait l’exclusion de Chappell Roan de la série de méga-concerts internationaux gratuits que sa municipalité organise chaque année depuis 2024 sur la plage de Copacabana.
Une déclaration tonitruante, survenue au terme de 24 heures d’un imbroglio pour le moins invraisemblable, dont l’ampleur semble particulièrement disproportionnée. La veille, le footballeur italien Jorginho avait déjà enflammé les réseaux sociaux en accusant la chanteuse d’avoir manqué de respect à sa famille.
Dans un message publié sur Instagram, le joueur — qui logeait dans le même hôtel que l’artiste — affirme que son épouse, Catherine Harding, et sa fille de 11 ans, Ada Harding, auraient été intimidées par un membre de la sécurité de la pop star. L’épisode aurait bouleversé la fillette, qui n’est autre que la fille biologique de l’acteur britannique Jude Law.
L’embrasement des réseaux sociaux
« Un grand garde du corps s’est approché de leur table alors qu’elles prenaient encore leur petit-déjeuner et a commencé à parler de manière extrêmement agressive à ma femme et à ma fille, en disant qu’elle ne devrait pas laisser ma fille manquer de respect ou harceler les autres », a confié Jorginho, de son vrai nom Jorge Luiz Frello Filho, à ses millions d’abonnés. Il a ensuite interpellé directement la chanteuse sur la responsabilité morale qu’elle incarne auprès de ses jeunes fans.
Ce qui aurait pu rester une simple anecdote d’hôtel s’est rapidement mué en controverse mondiale, relayée par la puissance virale des réseaux et plusieurs médias internationaux. Face à l’ampleur du scandale, Chappell Roan a dû réagir.
Elle affirme ne pas avoir été témoin de la scène, ne pas avoir été approchée, et conteste que l’agent mis en cause fasse partie de son équipe personnelle.
Des excuses qui ne suffisent manifestement pas
« Je ne déteste pas les enfants. C’est insensé. Je suis désolée pour la mère et l’enfant qu’on ait pu supposer quelque chose de la sorte. Et si vous vous êtes senties mal à l’aise, cela me rend vraiment triste. Vous ne méritiez pas ça », a-t-elle confié.
Des excuses qui sont arrivées manifestement trop tard puisque la mère et la fille ont renoncé à assister au set de la chanteuse au festival Lollapalooza pour lequel elle était venue au Brésil.
« Je doute que Shakira… fasse une telle chose ! », a ironisé le maire de Rio, en référence à Todo Mundo no Rio, dont la star colombienne assurera la tête d’affiche le 2 mai prochain.

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