La Nuit des taupes : Jusqu’au 20 avril au Théâtre Nanterre Amandiers

Deux taupes en conciliabule dans la grotte préhistorique

Du mercredi 17 au jeudi 20 avril 2019, Philippe Quesne met en scène sa pièce La Nuit des taupes au Théâtre Nanterre Amandiers. Ce chef-d’œuvre dramaturgique, aussi fantastique qu’intrigant, est offert entre 10 et 30 euros.

Pièce phare de Philippe Quesne, La Nuit des taupes sera jouée au Théâtre Nanterre Amandiers du mercredi 17 au samedi 20 avril prochain. La première représentation est prévue le mercredi 17 avril à 21H. La seconde, le jeudi 18 avril à 20H. Les troisième et quatrième, les vendredi 19 et samedi 20 avril à 21H. Le tarif est le même pour tous ces spectacles : 10 à 30 euros.

Un récit énigmatique qui rappelle la Caverne de Platon

Notons que la mise en scène et la réalisation sont l’affaire de Philippe Quesne, également auteur de la pièce. Au niveau de l’interprétation nous retrouvons Yvan Clédat, Jean-Charles Dumay, Léo Gobin, Erwan Ha Kyoon Larcher, Thomas Suire, Gaëtan Vourc’h et Sébastien Jacobs.

La Nuit des taupes est une pièce écrite en mai 2016 par Philippe Quesne, à Bruxelles (Belgique). L’homme de théâtre et plasticien nous dresse un tableau aussi fantastique qu’invraisemblable. L’œuvre plonge les spectateurs dans un monde allégorique peuplé de taupes géantes, d’un bestiaire fantastique, et de figures arpentant les sous-sols. Serait-ce une métaphore à l’image de la caverne de Platon ou un simple clin d’œil à l’univers littéraire de Jean de la Fontaine ? La Nuit des taupes semble être un peu des deux.

La grotte préhistorique qui grouille de vie

Les personnages, véritables ombres vivantes, évoluent dans une sorte de grotte préhistorique, qui fait penser à un abri nucléaire. Comme si Philipe Quesne voulait nous montrer à quoi ressemblerait la vie sur (sous) Terre en case de guerre nucléaire. Les taupes y creusent des galeries et des tunnels, façonnent leur habitat et vaquent à leurs activités quotidiennes. Elles sont presqu’inaudibles et ne font que grommeler, la plus part du temps. Comme sur Terre actuellement, ces créatures mi-hommes et mi- bêtes travaillent, se reposent, copulent, font des enfants, meurent, tiennent des conciliabules, dînent copieusement, jouent excellemment de la musique.

Cette parabole nous réconcilie avec les grands récits d’anticipation tout en nous invitant à un voyage souterrain plein de rêves. Le spectateur se surprend à plonger totalement dans la fable et même à s’inventer une sienne.

 

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