Le Met Gala éclaboussé par la polémique Bezos

Le prestigieux grand‑raout new‑yorkais de la mode a été marqué cette année par une vague d’hostilité visant le fondateur d’Amazon, fraîchement désigné, avec son épouse Lauren Sánchez, comme président d’honneur et principal sponsor de l’événement.

Si les costumes et autres tenues spectaculaires font traditionnellement le sel du Met Gala, l’édition de cette année a vu une nouvelle attraction s’imposer : la présence de Jeff Bezos et de sa femme Lauren Sánchez.

Pris à partie par des manifestants massés devant le Metropolitan Museum of Art, le milliardaire et fondateur d’Amazon a soigneusement évité le très couru tapis rouge, préférant une entrée discrète dans le musée, après avoir, selon plusieurs médias américains, envisagé de renoncer purement et simplement à sa venue.

La décision du Met de désigner le couple Bezos comme coprésidents d’honneur du gala a déclenché une tempête de critiques. D’après la presse outre‑Atlantique, ils auraient versé une contribution d’environ 10 millions de dollars pour obtenir ce statut, une somme qui n’a pas suffi à faire taire la polémique.

Les opposants dénoncent notamment la responsabilité d’Amazon dans la fragilisation de l’industrie de la mode, via la banalisation d’une fast fashion de mauvaise qualité et une pression constante sur les prix.

Hollywood et élus municipaux joignent le boycott

Anna Wintour, grande organisatrice du gala et ex‑rédactrice en chef de Vogue, a défendu ce partenariat sur CNN, affirmant que « la mode est partout et appartient à tout le monde » et se disant « ravie » de l’implication du milliardaire.

Pas de quoi apaiser les protestataires dont les affiches hostiles ont orné la Cinquième Avenue, en face du Met. Des militants ont par ailleurs aligné des centaines de bouteilles d’eau vides, une référence aux allégations concernant les conditions de travail controversées dans les entrepôts Amazon.

L’ampleur du mouvement de protestation se mesure aux absences remarquées qui ont marqué la soirée lundi 4 mai. Meryl Streep, icône du cinéma américain et interprète du personnage inspiré d’Anna Wintour dans « Le Diable s’habille en Prada », a décidé de ne pas fouler le tapis rouge.

L’attente autour du retour de Beyoncé

L’actrice Zendaya, habituée des grandes soirées mode, figure également parmi les personnalités qui boycottent l’événement. Sur le plan politique, Zoran Mamdani, représentant municipal de New York, a publiquement justifié son absence en expliquant que le Met Gala était « en décalage avec ses priorités en matière d’accessibilité financière ».

Malgré ces turbulences, l’excitation est restée forte autour de la soirée. Tous les regards se sont tournés vers Beyoncé, l’une des coprésidentes, qui effectuait son grand retour sur les marches du Met dix ans après sa dernière apparition.

Le reste de la nuit a tenu ses promesses de prestige, réunissant un casting stellaire avec, entre autres, Nicole Kidman et Venus Williams. L’événement a également bénéficié du buzz généré par la sortie réussie de la comédie musicale « The Devil Wears Prada ».

Les nouvelles galeries Condé Nast, dévoilées en avant‑première, ont mis en scène le thème retenu, « Costume Art », avec des pièces explorant la sensualité, les corsets et la mise en valeur de la peau sous toutes ses formes.

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