Le raz-de-marée de Katseye sur les charts US

La formation spécialisée dans la K-pop s’est hissée en tête du Billboard 200 pour la semaine du 14 au 20 août dernier. Une première pour un groupe entièrement féminin depuis Blackpink en 2023.

Pari tenu pour Katseye ? Le dernier EP du sextuor, annoncé comme « un grand changement », fait en tout cas un véritable tabac actuellement, décrochant le sommet du classement hebdomadaire arrêté au 20 août 2026.

Il s’agit de la toute première fois qu’un projet de cette troupe de six artistes — dont le nom s’inspire de la pierre précieuse « œil-de-chat » (cat’s eye) — atteint ce niveau, l’un des indicateurs de succès commercial les plus prestigieux de l’industrie musicale mondiale.

C’est seulement le quatrième groupe 100% féminin à obtenir cette distinction, après Blackpink, NewJeans et Twice. Dévoilé le 14 août, ce quatrième mini-album du collectif s’est écoulé à 170 000 unités équivalent-album dès ses sept premiers jours aux États-Unis, dont 145 000 ventes physiques et numériques pures, 24 500 unités issues du streaming et 500 liées aux téléchargements de titres individuels, selon les données de Luminate.

Un nouveau modèle K-pop

Wild devance d’autres disques portés par des figures majeures de la scène sud-coréenne comme Stray Kids. L’opus marque une avancée considérable pour Katseye, en particulier au vu de la rapidité avec laquelle les membres ont progressé depuis leurs débuts en 2024.

Le précédent projet, Beautiful Chaos, classé au quatrième rang du Billboard 200 en 2025, laissait déjà entrevoir le potentiel de Laforteza, Avanzini, Raj et leurs acolytes, notamment auprès de l’auditoire américain.

Selon plusieurs analystes, une partie de cette réussite repose sur leur façon d’associer pop grand public et performances chorégraphiques calibrées à la coréenne, tout en plaçant la diversité au premier plan.

Leur ascension est également perçue comme le symbole de l’évolution du genre. Plutôt que de reproduire le schéma classique d’exportation directe d’idoles formées à Séoul, cette écurie basée à Los Angeles s’inscrit dans une logique dite made by Korea.

Quelques réserves sur le projet

L’équipe transpose ainsi l’expertise, la rigueur scénique et la méthodologie des labels asiatiques à des profils internationaux taillés pour le marché global. La franchise a par ailleurs su capitaliser sur son documentaire Katseye Wild Hearts, distribué dans les salles nord-américaines en simultané avec l’album.

Mais si Wild s’est illustré au-delà des frontières américaines — en décrochant le trône en Belgique (Flandre et Wallonie) ainsi qu’aux Pays-Bas, et le top 10 dans de nombreux territoires (Royaume-Uni, France, Allemagne, Corée du Sud, Espagne, Suisse, etc.) —, le disque n’échappe pas à certaines réserves.

« C’est mauvais, on ne va pas y aller par quatre chemins », a ainsi tranché le créateur de contenus Steevy Music Feelings, évoquant un collectif artificiel, sans réelle empreinte culturelle ni concept affirmé.

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