La pop star suédoise a dû réagir publiquement face aux plaintes de fans concernant l’accès à l’étape bangkokoise de la tournée consacrée à son dernier album.
Ce n’est pas tous les jours qu’un artiste se prononce lui-même sur le prix de son concert. Mais dans une vidéo diffusée lundi 17 août 2026 sur TikTok, Zara Larsson s’est prêtée à l’exercice face aux doléances des internautes.
Beaucoup ont en effet dénoncé, ces derniers jours, le coût des places de son spectacle prévu à Bangkok le 1er novembre prochain, dans le cadre de sa tournée Midnight Sun, du nom de son quatrième album sorti en 2025.
Avec près d’une centaine de dates en Asie, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il s’agit de sa plus grande tournée en tête d’affiche à ce jour. De quoi enthousiasmer la chanteuse de 28 ans, embarquée depuis quelques jours dans une campagne promotionnelle sur les réseaux sociaux.
Des tarifs très lourds au regard des revenus locaux
Jusqu’à ce que la question du prix des billets l’interpelle. « Je suis d’accord, je trouve que les billets sont très chers, et même s’ils sont dans la norme du marché pour les concerts internationaux à Bangkok, ça ne les rend pas moins chers », a-t-elle reconnu.
Ce constat est d’autant plus significatif que plusieurs mélomanes soulignent le niveau de vie peu élevé de la Thaïlande comparé à d’autres pays du monde. « Un billet pourrait littéralement payer les repas de certains pendant des mois », peut-on ainsi lire parmi les commentaires.
Le billet le moins cher (2 800 THB, soit 63 livres) représente environ 19% du salaire mensuel moyen national, l’équivalent de sept jours de travail au salaire minimum bangkokois. La place à 3 900 THB (87 livres) en avoisine 26%.
Des tournées « à but non lucratif » ?
Quant à l’accès VIP, il culmine à 9 000 THB, soit 202 livres, près de 60% du salaire moyen national et environ 40% de celui de Bangkok. Pour beaucoup, de tels montants pourraient expliquer que la date bangkokoise soit encore la seule de la tournée à ne pas afficher complet.
« Je déteste le fait que des gens veuillent vraiment venir, mais ne le puissent pas à cause des prix. Parce que personnellement, je ne pense pas qu’un concert devrait être un truc super, super exclusif ou quelque chose pour lequel il faut économiser pendant des mois. Je ne pense tout simplement pas que ça devrait être aussi inaccessible en général », déclare Larsson.
Elle tient toutefois à préciser qu’elle ne bénéficie pas forcément de la situation. « À ce stade de ma carrière, je ne gagne vraiment pas des fortunes avec les tournées. C’est pratiquement à but non lucratif à ce niveau », a ajouté l’interprète de Lush Life (2015), qui promet de s’impliquer davantage dans la fixation des prix à l’avenir.

Poster un Commentaire