Malakoff Humanis publie son Baromètre Santé au travail

Photo de Amy Hirschi sur Unsplash

Malakoff Humanis, première institution de prévoyance sociale en France, vient de publier la 14e édition de son Baromètre Santé au travail. On apprend que les femmes sont en moins bonne santé psychologique que les hommes.

Malakoff Humanis présente les conclusions de la 14e édition de son Baromètre Santé au travail. Le groupe paritaire et mutualiste relève que près de 8 salariés sur 10 se disent satisfaits de leur travail, un chiffre stable depuis 2011. Aussi, 41% jugent acceptable la qualité de vie au travail, un chiffre en hausse de 9 points sur deux ans. En outre, ils expriment une plus grande confiance dans leur avenir professionnel (75%).

Les femmes de moins en moins en bonne santé

Si la grande majorité (65%) des salariés déclare être en bonne santé, les femmes (62%) le sont moins que les hommes (68%). La situation des femmes interpellent d’autant qu’on observe une baisse régulière depuis 2011, où cet indicateur s’établissait à 71%. Dans le détail, 41% des femmes salariées se disent en mauvaise santé physique contre 34% pour les hommes, alors qu’elles bénéficient d’un meilleur suivi médical. Elles souffrent particulièrement de fatigue chronique et de troubles du sommeil, et tombent régulièrement malades.

Une grande inquiétude pour leur situation financière

Aussi, près de la moitié des femmes (44% vs 32%) se déclare en mauvaise santé psychologique (+4 pts vs 2022). Elles se disent confrontés à la dépression (30%), à l’anxiété (37%), au stress (21%) et à l’épuisement professionnel ou burn-out (25%). Les femmes interrogées par Malakoff Humanis confient s’inquiéter pour l’avenir de leurs enfants (41% vs 33% pour les hommes), pour la situation du monde (82% vs 71%) et l’environnement (80% vs 69%).

Le secteur de la santé et du médico-social particulièrement touché

Aussi, pointent-elles la situation financière de leur foyer (42% vs 33% pour les hommes) ainsi que leurs propres finances, en particulier pour celles vivant seules ou situation de monoparentalité. Les femmes les plus concernées par la dégradation de la santé physique et mentale sont celles qui travaillent dans des secteurs comme la santé et le médico-social. Ce milieu dominé par la gente féminine est l’un des plus pénibles physiquement et psychologiquement. Cette pénibilité engendre une hausse des arrêts maladie et du taux d’absentéisme (en hausse de 10 points par rapport à 2022).

Un appel à un meilleur accompagnement de la part des employeurs

Dans son rapport, Malakoff Humanis fait également part des attentes des femmes salariées pour améliorer leur santé au travail. Selon le groupe paritaire et mutualiste, elles réclament un accompagnement de la part de leur employeur. Plus précisément, elles souhaitent bénéficier de solutions de gestion du stress, d’un soutien psychologique en cas de difficultés personnelles ou professionnelles, d’un suivi en cas de maladies graves ou au moment de leur retour au travail après un arrêt maladie. Pour leur part, les femmes dirigeantes disent faire de la lutte contre les risques psycho-sociaux une priorité au sein de leur entreprise.

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